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L’assurance complète LPP a-t-elle fait son temps ?

Les prestataires d’assurance complète sont sous pression. Des prestataires tels qu’Axa ne proposent plus d’assurances complète. Les PME suisses doivent maintenant s’interroger sur les mesures à prendre.

Un assureur complet a de la peine à dégager le rende­ ment nécessaire au financement des garanties complètes, car il subit les effets cumulés des taux bas, de la hausse de l’espérance de vie et des restrictions en matière de placements.

Par exemple, les prestataires sont tenus de provisionner des capitaux propres pondérés en fonction du risque. Cela pousse les assureurs complets à placer les avoirs de manière très conservatrice, avec une part d’actions souvent inférieure à 5 %.

Conséquence ; dans le régime sur obligatoire, les assurés ne participent pratiquement pas à l’évolution des cours des actions. De plus, les provisions obligent les assureurs complets à affecter une partie du rendement de la part sur obligatoire au financement des garanties dans la part obligatoire. Cette redistribution n’est pas conforme à l’esprit de la loi sur la prévoyance professionnelle.

 

Quelles sont vos possibilités ?

Les réactions des assureurs sont diverses et variées. Certains appliquent des critères d’admission plus sélectifs. D’autres proposent des primes de risque peu attrayantes, inadaptées au marché.

Axa a même décidé de ne plus proposer d’assurance complète à partir du 1er janvier 2019. Les PME affiliées auprès d’Axa doivent se décider pour un nouveau modèle de caisse de pension d’ici au 30 novembre.

Entrepreneurs et conseils de fondation doivent donc agir dès maintenant s’ils veulent offrir une   couverture adéquate à leurs collaborateurs et à leurs proches. La solution qui s’offre à eux consiste à demander une analyse de leur caisse de pension.

C’est pour eux effectivement le seul moyen d’identifier les points faibles et les mesures possibles.

 

Opter pour une fondation collective semi-autonome

De plus en plus de responsables de caisses de pension s’adressent à  des professionnels pour savoir si une affiliation à une fondation collective semi-autonome serait envisageable. Avec une telle solution, les assurés doivent assumer eux-mêmes les risques liés aux placements, mais ils profitent également des opportunités.

Lorsque les rendements augmentent, les avoirs des assurés peuvent être davantage rémunérés.

En 2017, le taux d’intérêt moyen appliqué aux avoirs  sur obligatoires des cinq principaux assureurs complets ne dépassait pas 0,85 %. Dans le même temps, le rendement (après frais) de l’indice de référence pour les institutions de prévoyance (semi-)auto­ nomes a atteint en moyenne 7,88%.

Source : Journal VZ news 112, Septembre 2018, p. 19  vzch.com